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Despair Unknown [Elias]
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Bronze
Despair Unknown
All the lives always tempted to trade Will they hate me for all the choices I’ve made Will they stop when they see me again ?
Monster hospital, can you please release me ?
Le cliquetis de l'horloge était agaçant. Là-bas, dans les couloirs, la foule s'agitait. Bien loin de ce service, ils cherchaient leur chemin parmi le dédale de couloirs. Tous, à peu près, ressentaient une espèce de panique, d'angoisse étouffante. La peur de l'examen. La peur du retard. La peur d'une mauvaise nouvelle. La peur pour un proche. Probablement était-ce pour cela que beaucoup détestaient les hôpitaux. Mais ce service était bien différent. Il était triste, vide, morne. Les sentiments étaient diffus, vastes, aléatoires. Les gens furetaient, bifurquaient. Et ce cliquetis de l'horloge qui était décidément bien agaçant.

J'avais bien l'habitude de ces consultations. Pourtant, ici, en ce monde, c'était bien la première fois. Je ne savais pas comment y faire. Je ne savais pas comment m'y prendre. Probablement que les gens que j'allais rencontrer n'étaient pas plus perdus que moi. Comment pouvait-on demander aux gens de s'adapter, lorsque tout, précisément tout, dépassait la conscience elle-même ? Ces conditions étaient étonnantes, et beaucoup plus inquiétant que le quotidien ordinaire.

C'était là mon premier jour dans ce service, officiellement. A mon arrivée, on m'avait déjà annoncé une première consultation pour l'heure d'après. Ce n'était pas un patient. Il n'était pas connu. Probablement était-il récent. Le personnel du service m'avait longuement expliqué que la plupart des patients était des personnes perdues, désorientées, par les événements qu'elles venaient de vivre. Les situations réellement inquiétantes étaient bien trop rares, trop peu notables.

Dans un grand fauteuil noir, je tournais les pages d'un carnet de notes à la couverture rigide et brune, posée contre un lourd bureau de bois. J'observais les murs blancs de la pièce, qui n'était pas bien grande. Tout juste suffisante pour accueillir un entretien de deux personnes dans la confidentialité. La pièce était triste, fade, mais lumineuse, comme les murs de la majorité de tout hôpital. Il n'y avait ni cadre, ni quelconque décoration. Simplement des étagères bordées de livres qui traitaient d'un bien trop grand nombre de sujets différents. Soudain, deux bruits sourds me sortirent de mon observation.

« Entrez. »

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BOW BEFORE THE FATHER

       

On t'a forcé à aller voir un psy. C'était ça ou tu perdais ton job de technicien des machines. ILS SONT QUI POUR JUGER ? Tout ça parce que t'as des réactions un peu expressives. Comme si t'étais le seul à réagir comme ça à ce monde de taré. Non, t'es pas le seul. Par contre, t'es probablement le seul à m'entendre. Et a faire ce que je te demande de faire, aussi. Mais bon, ça fonctionne pas mal depuis que tu le fais, non ?

Tu fais un mouvement de main pour essayer de faire partir la voix, mais c'est raté. Parce qu'elle est TOUJOURS là. Même si parfois, tu la comprend juste pas. Quand elle fait des références pop cultures que tu connais pas. Qui je suis pour faire ça, hein ? Probablement une création de ton esprit. C'est bizarre, l'esprit. En plus, on vient te de dire d'entrer. Du coup bah...tu rentres.

"Yo ! C'est moi le rendez vous de l'heure. Elias Joseph Jameson Jr. Mais euh. Vous pouvez m’appeler Elias."

Et puis t'avance dans la pièce, chaque pas marqué par un petit "toc". Enfin, le bruit de ta jambe de bois contre le sol, quoi. Si on peut appeler ça une jambe de bois. Entre ça, ton bras mécanique et ton holster vide -t'as crié quand on a voulu te prendre ton arme, second amendement, tout ça- , tu dois avoir l'air d'un sacré numéro.

"Mais j'ai rien à faire ici. Je crois pas en votre truc." 
       

   

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Despair Unknown
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Monster hospital, can you please release me ?
Traditionnellement, les choses étaient calmes, plates, posées. Les patients étaient inquiets, soucieux, ou négligents. Parfois ils venaient, et ne revenaient jamais. C'était ainsi. On n'aidait pas les gens. On se soumettait à leurs désirs, d'une certaine façon. Nul ne pouvait aller à l'encontre d'une volonté. Et cette fois-ci non plus.

J'observais curieusement le nouveau patient à la jambe de bois. Cela n'était pas la seule partie de son corps mutilée. Je n'avais jamais eu de patient dans un tel état. Il n'avait, pourtant, pas le physique d'un militaire. Il avait l'air indolent. Distrait. Cela n'était pas synonyme de bien de choses. Mais cela était une première constatation.

Celui-ci était excentrique. Cela était une deuxième constatation. Bien que celle-ci soit particulièrement évidente. Pourtant, mon rôle n'était rien de plus que de faire des constatation. En quoi étaient-elles nécessaires ? Peu de choses. Ou beaucoup trop, selon comment on visualisait les événements. Je me contentais simplement de feuilleter le dossier du patient, en l'invitant à s'asseoir. Il était vide. Ou presque. Probablement était-il arrivé récemment, car compte tenu de son comportement, il aurait sûrement été invité à consulter un spécialiste bien plus tôt.

« Elias. D'accord. Mais, il n'y a rien à croire. Il n'y a pas de magie ou de science. On vous a demandé de venir ici, n'est-ce pas ? Considérez que c'est une sorte de questionnaire, et je ferai le reste. C'est tout. »

Il n'y avait rien de passionnant à cela. Ni pour lui, et encore moins pour moi. Comment pouvais-je aborder un tel caractère ? Il ne semblait ni agressif, ni violent. A première vue. Pourtant, il semblait réticent. Il y avait juste, je crois, à démontrer qu'il était apte à travailler dans des conditions saines. Je ne savais pas ce qu'étaient des conditions saines. Et je doutais très certainement qu'il soit apte à quoique ce soit.

« Vous pouvez parler librement de ce que vous souhaitez. Si vous n'avez pas d'idée, je peux vous proposer d'évoquer votre arrivée à Goldanation. Est-ce que tout se passe bien, ici ? »

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BOW BEFORE THE FATHER

       

Il te fait le coup de parler de trucs et d'autres, tout ça pour t'embrouiller. Heureusement pour toi, t'es plus malin que ça. Comment ça, il n'y a rien a croire ? Encore quelqu'un qui doit entendre la parole du Père, ça. Tu le défies du regard et tu continue de marcher, un peu en rond, juste pour continuer à faire "toc toc" avec ta jambe. T'aimes bien faire ça.

"Ouais, ouais, on a qu'à faire ça. Mais vous avez pas intérêt à poser des questions louches, parce que je suis pas sympa avec ce genre de questions !"

Quand tu dis pas sympa, ça veut dire que tu serais capable de lui tirer dessus pour ça, oui. Ou au moins lui mettre un grand coup de poing dans la face, juste pour lui apprendre les bonnes manières. Tu fais toc toc jusqu'à t'asseoir dans le siège, ou tu reste penché vers l'avant, les deux coudes sur tes genoux, le regard toujours fixe.

"Ici, je suis juste loin de chez moi. Mais c'est sympa, aussi. On me laisse toucher à des machines à sous pour les améliorer, au moins je perd pas la main. Mais comme tout le temps, y'a des trucs bizarres. Enfin, vous comprenez, hein, c'est le purgatoire, après tout. Puisque c'est ni l'enfer, ni le paradis. C'est logique."

Peut être que c'est un ange, le doc ? Et qu'il se cache derrière cette fausse science pour savoir si ton cœur est bon. Et vu comment t'as été un bon chrétien, tu sais que c'est tranquille. Alors tu parles à l'ange.

"Mais j'ai rencontré plein de gens. Des croyants, des non-croyants. Beaucoup pensent que je suis un peu taré. C'est pour ça que je suis là ! Ils m'ont obligés, ces enfoirés !" Quand tu dis ça, le ton monte. Tu t'es relevé un peu, et en t'en rendant compte, tu te rassieds. "Je suis arrivé la par magie, j'ai rien fait pour. C'est pour ça, je dois être mort dans mon sommeil. Ou alors c'est cet enfoiré de Jefferson qui m'a tué dans mon sommeil ! Il serait capable de tout pour mes terres, ce salaud. Alors que ma famille les a gagné au fur et à mesure des années ! C'est honteux."
       

   

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Cet homme n'était pas fou, ou stupide. Il n'était pas tordu. Il n'était simplement pas adroit. C'était, du moins, la chose dont j'essayais de me convaincre. Il y avait tant à dire, et tant à penser, que cela se transformait en un rideau sombre et lumineux, dansant, coloré, abrasif pour les yeux. C'était écoeurant, et enivrant à la fois. J'aurais voulu continuer, le pousser, l'arracher, le replacer. Mais tout cela était bien trop instable pour l'instant pour se permettre la moindre dérive.

« Je ne sais pas ce qu'est une question louche. Toutes les questions sont louches. C'est ce que l'on me demande de faire. Mais vous n'êtes pas obligé de répondre. »

Il n'était pas inquiétant. Plus il parlait, plus il ressemblait à ces enfants hyperactifs, un peu naïfs, un peu heureux. D'une certaine façon, il semblait démarrer un conte. Ces contes envahis de mystères mais sans suspens, ceux que l'on écoute volontiers car ils sont distrayants.

« Qui est Jefferson ? »

Il semblait perdu et incertain. Etait-il si persuadé d'être mort ? Cela ne lui semblait pas être une idée angoissante. Cela ne semblait pas être la chose qui le perturbait le plus. C'était effrayant, pourtant. Je n'avais pas eu l'idée d'être mort. Mes souvenirs avant mon arrivée étaient précis, clairs, assez distincts pour comprendre l'absurdité de tout ce scénario. Mais Elias semblait presque certain de sa théorie.

Sur un calepin, je notais d'une écriture illisible des phrases sans sens. On aurait pu croire à des dessins abstraits. Pourtant, ils étaient une sorte de repère. Ou du moins, le simple fait d'écrire était un repère. Le bruit de la plume du stylo qui parcourait la surface rugueuse du papier blanc me permettait de rester ancrer dans ce récit. De penser, sans doute.

« Qu'est-ce que vous faisiez, juste avant de vous retrouver à Goldanation ? »

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