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abandonned // ft. s. chester mccormick
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ft. : yennefer // the witcher
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Bronze


i see someone in the darkft. s. chester mccormickEt il y avait dans l’air comme une odeur de tristesse,
Dans les murs un bruit inconnu et puis
Rien.


Comment est-elle arrivée ici ? Elle ne sait plus. Plus vraiment. Peut-être a-t-elle fui, peut-être a-t-elle couru ? Elle ne se souvient plus. Elle s’est perdue. Quelque part ? Non. Dans le Broken Server. Dans le bâtiment Owsvel. Il y a dans ce lieu une ambiance étrange et mystérieuse. Et derrière chaque porte on a l’impression qu’un nouveau monde va s’ouvrir. Quels monstres vont se jeter sur elle ? Aucune idée. Mais elle n’a pas hâte d’en découdre avec. Bien plus qu’aventureuse, Abigail se sent inquiète, presque effrayée. On la surveille. C’est du moins son impression.

Elle avance dans l’ombre. Fait un pas puis un autre, sur la pointe des pieds. Evitant au maximum que ses talons ne claquent sur le sol bétonné. En pénétrant dans les ténèbres, des souvenirs lui reviennent. Son enfant. Elle a entendu les nombreuses légendes. Ceux qui se sont égarés entre ses murs. Ceux qui s’y sont perdus pour l’éternité et qui attendent d’être retrouvés. Peut-être que son enfant en fait partie ? C’est pour ça qu’elle doit explorer le bâtiment jusqu’au bout. Etage par étage. Pièce par pièce.

Les néons agonisant du Broken Server clignotent à travers les ouvertures condamnées, formant une œuvre d’art, une sorte de réécriture des créations de Dan Flavin. Bleu, rouge, vert, jaune. Il y a un arc-en-ciel malade qui se déroulent devant ses yeux. Le lieu a-t-il toujours été abandonné ou y a-t-il eu une activité auparavant, une vie au début de Goldanation ? Difficile à dire. Les maîtres du jeu auraient très bien pu s’amuser à créer un endroit abandonné juste pour le plaisir de voir les joueurs trembler de peur. Tout semble si réel dans ce monde : l’odeur de pisse, le moisi sur les murs, les patates qui pourrissent dans un coin. Des patates ? L’endroit doit être squatté. Des pauvres étains errant après avoir tout perdu aux jeux.

Clac. Clac. Clac. Clac. Même en faisant attention on l’entend marcher. Très clairement Abi aurait dû se changer, les escarpins et la petite robe noire font presque tâche dans ce décor macabre. Surréaliste scène digne d’un vieux polar en noir et blanc du vingtième siècle. Et soudain. Quelqu’un. Elle en est sûre elle a vu quelqu’un bouger au fond du couloir. Alors elle se presse. Elle veut le rattraper. A-t-elle vu un enfant dans les parages ?


Une silhouette charmeuse s’avance dans l’arène.
Les lions grondent dans l’ombre des arcades, mais
Elle n’a pas peur.

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Bronze
I sat alone, in bed till the morning I'm crying,  They're coming for me And I tried to hold these secrets inside me My mind's like a deadly disease
MUSIC • i paced around for hours on empty ijumped at the slightest of sounds and i couldn't stand the person inside me i turned all the mirrors around // control ((halsey))

Le bruit de ses rangers contre le bitume émettent une mélodie étrange, dans cette atmosphère dérangeante, l'homme se perd, guette les recoins de l'immeuble clairement abandonné, les néons des lumières au-dessus de sa tête eux aussi, se sont mit à trembler. Du haut des escaliers qu'il continue de grimper, ses jambes ont vacilles. Les bruits environnants qu'il entend ne lui disent clairement rien qui vaille. Chester, c'est un rôdeur, un homme qui vagabonde pour comprendre où il a atterrit ; mais s'il avait su que ce lieu serait pratiquement baigné dans la pénombre, peut-être qu'il se serait, un minimum, mieux préparé. Son coeur se soulève à l'entente d'un rire et du crissement d'une porte ; l'inquiétude commence à grimper, alors il s'empresse, de monter, encore et encore, sans se retourner. Le broken server prend désormais tout son sens ; les lieux qui le peuple ne sont qu'une vaste blague ; pas de quo paniquer ; se dire que tout va bien se passer.

Le claquement d'une porte
La stupeur maintenant l'escorte
Et c'est la peur, qui l'emporte

Ses pieds foulent plus rapidement le bitume, alors que ses jambes se mettent maintenant à galoper tel un étalon qui a peur de se faire capturer. Rapide, les instincts de survies sont en éveils, il ne souhaite pas finir dans une sorte de sac poubelle, alors Chester, il accélère, cherchant un endroit où il pourrait se poser, le temps de reprendre son souffle ; celui qu'il perd à force d'enchaîner les paquets de cigarettes ((les poumons ont déjà atterris, eux, en enfer.)) Des pas, un rythme aussi rapide que les siens, adossé contre un mur dans l'obscurité, Chester coupe sa respiration ; l'a maintient coincé dans le fin fond de sa trachée. La sonorité des pas qui foule le macadam lui paraissent aussi peu rassuré que les siens ; alors avec tout le courage qu'il lui reste et dont il a toujours fait preuve au quotidien, l'homme sort de son trou. Avance vers la source du bruit, sur un pas lent, redevenu nonchalant. Ne pas avoir peur, ne pas être stressé, tout allait bien se passer.

Et la voilà
Cette silhouette
Longiligne et parfaite
Il en soupir de joie

« Abigail. » Nouveau soupir, un rire sardonique, les nerfs lâchent un peu. La peur le quitte lentement, son sourire, finalement, s'étend sur ses lippes décharnées. « Je ne pensais pas te voir dans un endroit pareil... Que fais-tu ici ? » Stupide. Elle pourrait te retourner la même question. La seule différence qu'il doit y avoir entre vous, c'est qu'elle, elle cherche son enfant ; et que toi, tu cherches à redevenir "vivant." « Je sais, c'est une question stupide ; je me doute du pourquoi. Tu veux que je t'accompagne ? » Main dans les poches, l'homme farfouille histoire d'en sortir une cigarette et son briquet, de quoi lui calmer le palpitants et les nerfs qui sont clairement sur le point d'appeler le service funéraire. « Ce sera plus sûr ; autant pour toi que pour moi. »

Autant mourir à deux
C'est tellement "mieux".



ft. abi'baby • color 15b3e7 • hrp le retour des rps horreur chelou ptdr

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